Optimisation des URL pour le référencement, ce qu’il faut savoir

URL : comment en faire un plus pour le référencement
(Mis à jour le: 26 août 2019)

Le référencement naturel touche à chaque petit détail de votre site : le contenu, la formulation des titres, la mise en place des balises title, même au niveau des images, la mise en place de liens, … et même la structuration de l’URL. A vrai dire, depuis le lancement de Google Panda, l’Url n’a plus grande influence sur le SEO, mais il lui reste quand même un petit rôle à jouer. C’est pour cela qu’il faut penser à l’optimiser de la meilleure des façons. Voici comment s’y prendre …


Faire attention au format de l’URL

URL

Une Url se compose de deux parties principales à savoir :

       « http » et « https » :

On les appelle protocole ou schéma. Aujourd’hui, Google a plus d’affinités avec le format https qui indique qu’il s’agit d’un site sécurisé. Cela pousse beaucoup de webmasters à proposer leurs sites avec ce protocole. Attention à bien avoir un seul site accessible, le site ne doit pas marcher en HTTP et HTTPS, Cela doit être l’un ou l’autre, si vous avez les deux qui fonctionnent, vous aurez des problèmes de contenus dupliqués ce qui va tirer votre site vers le bas et non vers le haut ?

        le nom de domaine :

C’est la partie « nomdedomaine.com ». Ce dernier se compose de deux parties :

·       « nomdedomaine » qui est le domaine proprement dit

·       « .com » qui est l’extension

En matière d’extension, on en distingue deux formules : les TLD ou domaine de 1er niveau qui est le .com et les ccTLD ou domaine national de premier niveau lorsque l’extension se réfère à un pays spécifique comme .FR, .DE, IT…

        les autres éléments possibles :

A part le protocole, le nom de domaine et l’extension, une Url peut se composer d’autres parties comme :

  • Le sous-domaine : « catalogue.nomdedomaine.com », dans cet exemple, la partie située avant le nom de domaine est appelée sous-domaine à savoir « catalogue».
  • Le nom d’hôte ou hostname : « catalogue.robe.nomdedomaine.com », cet ensemble désigne le nom d’hôte.
  • L’extension SLD ou domaine de 2nd niveau : « nomdedomaine.co.com », dans cet exemple, la partie « co.com » est le SLD.
  • L’extension .html, .php, .htm, .aspx : certains sites utilisent ce type d’extension pensant donner plus de poids aux pages. Ils n’influent pourtant pas sur le référencement du site et c’est pour cela qu’ils ne sont pas obligatoires. Le plus important c’est qu’avec ou sans ces extensions, votre page soit codée en HTML.
  • Le chemin d’accès ou répertoire : « nomdedomaine.com/catalogue/vetement/ », la partie « /catalogue/vetement/ » est le chemin d’accès

·       le fragment : cette partie commence généralement par un « # ». La partie qui suit ce signe est appelée « ancre nommée » et généralement, il fait un lien vers une partie d’une page HTML Cela permet par exemple de mettre des liens sur un sommaire dans un article. C’est insuffisamment utilisé mais cela peut être très efficace en référencement

·       la date : certains sites aiment intégrer la date de publication de la page dans l’url, mais cela est déconseillé pour deux raisons principales. Lors de la mise à jour de la page, vous devriez aussi modifier l’Url ce qui n’est pas recommandé et il est possible que lorsqu’un internaute verra la date, il ne prenne pas la peine d’ouvrir la page pensant que l’article n’est pas à jour

·       les majuscules : autant que possible, mieux vaut les éviter, car de un, ils ne changent rien au poids de l’Url et de deux, un internaute qui va saisir une minuscule à la place de la majuscule sera redirigé ailleurs que sur votre site

·       « www » et « / » en fin d’Url : les deux ne sont pas obligatoires, mais certains webmasters aiment les utiliser donc on les laisse faire étant donné que cela ne change quasiment rien

·       les autres caractères spéciaux comme les accents : il est possible de les utiliser, mais la plupart des navigateurs vont afficher leur version encodée ou vont ajouter des espaces. En théorie, cela ne pose pas de problème, mais peut apporter divers problèmes. Donc, si vous avez une lettre avec accent comme « à », mieux vaut le remplacer par « a »

Il est donc important de faire attention au format de son Url. Bien que celle-ci puisse inclure diverses parties, Google apprécie plus les formats assez courts, mais avec des mots-clés bien placés. D’une part, les Urls longues peuvent être tronquées lorsque vous les copiez sur d’autres plateformes qu’elles finissent par perdre la majorité des mots-clés insérés et d’autre part, son format et sa longueur ne suffisent pas pour bien l’optimiser. 

D’autres critères doivent également être pris en compte et ce point-ci nous emmène à l’arborescence de l’Url.

Faire attention à l’arborescence de l’URL

référencement

L’arborescence c’est la suite d’éléments qui va former l’Url. Il en existe deux formes principales :

        le format catalogue où les différentes catégories qui mènent jusqu’à la page sont séparées par des « / »

Exemple : « nomdedomaine.com/catalogue/robe/robe-ete/robe-longue-fleuri-133.html »

Ce format long est semblable au fil d’Ariane que l’on retrouvera sur le site. Il indique précisément à quelle catégorie puis sous-catégorie, puis sous-sous-catégorie, … appartient l’article que vous cherchez.

On doit avouer qu’il a le mérite d’être très clair, mais peut poser quelques problèmes si l’on souhaite par exemple renommer la catégorie mère ou fusionner certaines sous-catégories. Cela va « casser » les Url et entraîner des erreurs sur votre site. Autre problème qui peut se poser : vous souhaitez présenter la catégorie « robe d’été » dans une autre catégorie du site comme « vêtements pour femme », mais vous allez vous heurter à des contenus dupliqués. Dans les deux cas, il existe des solutions pour y remédier, mais cela implique des travaux en plus et des complications évitables. 

        le format qui se réfère uniquement à la catégorie de la page :

Exemple : « /robe-ete-fleuri »

Dans ce cas-ci, l’Url est beaucoup plus courte, mais reste pourtant très claire. Elle ne posera aucun des problèmes cités ci-dessus et donne en plus, la possibilité d’avoir un affichage en fil d’Ariane lorsqu’il apparaîtra dans les résultats de recherche.

Le seul bémol c’est que ce format n’est conseillé qu’aux sites à petits contenus. En effet, si vous publiez des milliers de contenus, mieux vaut les répertorier dans diverses catégories et sous-catégories pour faciliter la recherche des pages.

Intégrer des mots-clés dans l’URL

Avoir des mots-clés dans l’URL est important, mais cela reste un critère d’optimisation parmi tant d’autres. Il ne faut donc pas en faire votre seule priorité au risque d’avoir une URL trop optimisée que les moteurs de recherche peuvent considérer comme un Spam. 

La règle c’est d’utiliser les mots les plus stratégiques puis supprimer tout ce qui semble superflu comme les articles sauf si ces derniers sont indissociables au mot stratégique. Dans « La Réunion » par exemple, le « la » ne peut être séparé de « réunion » sinon au lieu d’indiquer l’île, le mot restant pourrait se référer à une réunion de travail par exemple.

En résumé, on retire tout ce qui n’a pas de sens et on ne garde que ceux qui se réfèrent vraiment à vos activités. Si vous les choisissez bien, ces derniers auront une certaine valeur auprès de Google AdSense.

Ne pas toucher aux URLs déjà stables

SEO

Depuis que les webmasters entendent que les mots-clés jouent un rôle dans le référencement, certains vont jusqu’à modifier leurs URLs dans l’espoir d’une meilleure visibilité. L’idée paraît logique dans une certaine manière et pourtant, il est strictement interdit de l’appliquer surtout si les Urls que vous souhaitez modifier sont déjà stables. Vous risquez de les déstabiliser et donc leur faire perdre la place qu’elles ont déjà acquise au fil du temps.

Si vraiment vous souhaitez les modifier, attendez de faire une importante refonte de votre site pour vous y prendre. En attendant cela, gardez-les comme elles sont et n’utilisez la règle des mots-clés que pour les nouvelles pages que vous allez ajouter.

Utiliser les bons séparateurs dans les URL

Les séparateurs permettent une bonne hiérarchisation et harmonisation des URLs. On peut, dans ce cas-ci, utiliser divers caractères, mais on recommande de privilégier le tiret « – ».

        Le « tiret » :

Il est également appelé « tiret sur 6 » pour le distinguer du tiret bas ou « tiret sur 8 » ou underscore.

Pourquoi donner la priorité à ce caractère ?

·       Parce que si votre nom de domaine en utilise, il apporte un meilleur « design » étant donné que seul ce caractère est admis dans le nom de domaine.  

·       Les internautes sont plus habitués à ce tiret donc si votre Url utilise des tirets bas et qu’un internaute saisi par erreur des tirets sur 6, il pourra être redirigé par un autre site qui n’est pas le vôtre ou vers un site qui n’existe pas. Résultat : il ira chercher ailleurs ce qu’il aurait dû trouver sur votre page.

Attention, on ne vous dit pas d’éviter les tirets bas, mais de préférer les tirets sur 6 qui sont plus usités. De plus, le tiret bas n’est pas vraiment considéré comme un séparateur donc il n’a pas trop d’intérêt. Mais que ce soit tiret bas ou tiret sur 6, gardez en tête que cela n’aura pas grande influence sur votre référencement.

        Les autres séparateurs :

A part le tiret, vous êtes libre d’utiliser tous les caractères que vous souhaitez dans votre URL, mais ne pas oublier qu’ils peuvent parfois poser quelques problèmes :

·       la « virgule » ou « , »: elle est utilisable, mais peut porter à confusion dans l’interprétation de l’Url

·       le « slash » ou « / » : il est très courant, mais avant de l’utiliser, il faut bien assimiler la notion de répertoire virtuel

·       le « point-virgule » ou « ; » : il peut également prêter à confusion dont mieux vaut s’abstenir de l’utiliser

·       le « pourcent %, l’« arobase @ » et l’« astérix * » : ces derniers n’apportent pas de réel problème, mais ils sont quand même assez complexes donc les internautes risquent de ne pas s’en souvenir facilement ou juste ne pas avoir envie de les saisir

·       la « pipe » ou « | » : bien que ce petit trait paraît simple, le reproduire peut être difficile pour les internautes

·       l’« esperluette » ou « & » est plus utilisé dans les Urls dynamiques tout comme l’« égal » ou « = »

Comprendre la notion d’« URL dynamique »

L’URL dynamique est l’opposé de l’URL statique. Le second terme définit les Urls classiques qui sont dépourvues de paramètres tandis que le premier terme se réfère à une Url contenant des paramètres dont les plus courants sont le « ? », « = » et « & ».

Leur présence ne pose pas de réel problème même s’ils rendent un peu la formulation plus complexe. L’astuce c’est de n’utiliser que trois paramètres tout au plus. De plus, elles font généralement suite aux requêtes lancées à partir de mots-clés donc restent quand même utiles à un site.

Toutefois, pour qu’elles optimisent votre page, pensez à les rendre compréhensibles par Google pour qu’elles influent sur votre référencement.

 

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